Revue de Presse #68

Hello chers followers,

Voici notre nouvelle Revue de Presse !

Actu 1 > Dormeuil adopte la 3D sur son site Internet

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Visuel du système 3D Generator.

Dormeuil, le spécialiste des tissus et tailleurs sur-mesure est un adepte des nouvelles technologies et le prouve en adoptant le 3D. Le système Generator a été lancé sur son site Internet : une technologie permettant de visualiser une sélection de 30 nouveaux tissus de sa collection, sous toutes les coutures. Ainsi, une modèle en 3D peut ainsi être vêtu d’un costume, combiné avec un pantalon. L’enseigne précise d’ailleurs que pour rester à la pointe de l’innovation ils ont voulu une vision 3D aussi proche que possible d’un vêtement fini !

> Un outil intéressant et innovant pour cette marque. La vision 3D en réalité augmentée permet au client, derrière son ordinateur, de se projeter et d’imaginer le rendu réel du vêtement. Un outil qui devrait augmenter les ventes en ligne … Il ne reste plus qu’à ajouter la solution Fitizzy et la marque explose ses ventes 😉

Actu 2 > Flayr permet d’acheter les produits vus sur Instagram

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Principe de fonctionnement de l’application Flayr – Flayr.

Après l’achat possible sur Twitter et Pinterest … Bonne nouvelle, l’application Flayr en développe une pour Instagram, le réseau qui permet de poster photos et vidéos. Un vrai terrain de jeu pour les instagrammers fans de mode qui postent leurs looks. Beaucoup d’autres cherchent à savoir où acheter les produits qu’ils ont vu en photo. Flayr propose justement un moyen simple et efficace d’y parvenir. L’application permet de retrouver et de décortiquer ces looks en spécifiant la marque et le prix de chaque pièce. L’achat se fait lui directement sur l’application Flayr ou redirige vers l’e-shop de la marque. Flayr possède des partenariats avec plus de 8 000 marques à renommée internationale jusqu’aux jeunes créateurs. Le but des créateurs de l’application ? Simplifier l’expérience d’achat sur mobile.

> Une application qui renforce, une fois de plus, le rôle du m-commerce dans les canaux de distribution. Bien plus qu’un simple rôle de communication, les réseaux sociaux muent et s’intègrent ainsi dans la stratégie purement commerciale des marques. Le m-commerce avenir du e-commerce ?! Il semblerait que oui !

Actu 3 > Step-in : l’application qui récompense les consommateurs pour être entrés dans un magasin

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Step-in, une application pour booster le trafic en magasin.

Générer du trafic en magasin est aujourd’hui un enjeu majeur pour les marques et enseignes, particulièrement à l’heure ou les e-commerçants mettent les bouchées doubles pour améliorer les expériences clients. Step-in est une appli qui récompense les clients pour avoir simplement passé la porte d’un magasin ! Plus de 10 enseignes (soit environ 1300 magasins) se sont laissées convaincre depuis le lancement de l’application en janvier dernier. Côté utilisateurs, ils sont 80 000 à l’avoir télécharge pour 50 000 actifs. Le concept ? Lorsqu’un utilisateur de l’appli entre dans un magasin appartement à une enseigne du réseau Step-in, il cumule des points appelés « steps », qu’il peut ensuite transformer en cadeaux (chèque-cadeau, boisson chez Starbucks ou encore un iPad pour les meilleurs clients). Le barème de ces points est fixé librement par les enseignes. Par exemple : 10 points pour être entré dans le magasin, 5 points pour avoir consulté le catalogue sur son mobile et 5 pour être monté à l’étage. Pour le consommateur, l’intérêt de se rendre en magasin devient alors évident. Et les enseignes adhérentes au concept voient leur trafic croître. C’est Step-in qui prend en charge l’installation technique en magasin : un boîtier fonctionnant aux ultrasons (pour la comptabilisation des visiteurs). La startup propose aux marques et enseignes de communiquer avec leurs clients. Lorsque l’utilisateur entre dans un magasin utilisant cette solution, il peut en effet bénéficier d’offres proposées par l’enseigne – chacune étant libre d’offrir ce qu’elle souhaite pour inciter le visiteur à effectuer un achat. Quant aux clients, ils doivent tout simplement télécharger l’appli et l’ouvrir en magasin. Dans le cas d’une visite sans achat, l’appli propose au client de lui poser des questions pour comprendre pourquoi il n’y a pas eu d’acte d’achat. Un service qui permet aux enseignes d’identifier des problèmes et d’éventuellement les résoudre. Le projet ? Elargir son offre à d’autres secteurs …

> Un système de fidélisation intéressant et original pour les marques et enseignes. Une excellente manière de stimuler la visite du client en le récompensant, donc en le gratifiant. Un prolongement de la digitalisation des magasins et un réel bénéfice pour les enseignes adhérentes, qui devraient voir leur ventes augmenter … On aime, on approuve et on testera !

Actu 4 > E-commerce : le portail BlackFriday arrive en France

 

Aux Etats-Unis, le Black Friday est une institution depuis de nombreuses années. Se déroulante lendemain du repas de Thanksgiving, le « vendredi noir » (aussi appelé « le vendredi fou »), désigne un jour, ou parfois un week-end entier de soldes exceptionnelles. L’agence R-Advertising, spécialiste des solutions pour l’e-commerce, le décline à la française, sur Internet. Fort de son succès rencontré en novembre dernier au Brésil, le portail BlackFriday arrive donc en France, proposant aux marques de référencer leur catalogue afin de maximiser leurs ventes à l’occasion de la fameuse journée de promotion. Le portail revendique avoir généré quelques 65 000 commandes pour 7,7 millions d’euros au Brésil en novembre dernier. Son procédé repose notamment sur la possibilité offerte aux internautes de constituer à l’avance leur panier, pour ensuite le valider à la date fatidique.

 

> Une opération qui devrait, sans nul doute, rencontrer le succès escompté, étant donné l’engouement des consommateurs français pour les périodes de soldes. Une plateforme intelligente qui met en valeur les e-commerçants et les aide à optimiser leur activité en boostant leur visibilité et en facilitant l’acquisition de nouveaux leads qualifiés. On aime le concept !

 

À la semaine prochaine ! 😉

 

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Revue de Presse #67

Prêts pour notre nouvelle Revue de Presse ? Go ! 🙂

Actu 1 > Choose : l’application qui met l’utilisateur au coeur du développement produit, Fashionmag.com.

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Les créateurs de Choose ont choisi d’impliquer le client au processus de décision des marques. Pas seulement réservée à la mode, l’application souhaite que l’utilisateur ait un rôle clé dans la vie quotidienne à travers les expositions, l’art, la musique … Le principe ? Chaque semaine, quatre versions d’un produit, d’une expo … seront présentées aux utilisateurs, qui éliront celle qu’ils préfèrent et pourront la gagner. Marques et institutions peuvent donc acquérir de nouveaux clients et fidéliser les anciens tandis que les utilisateurs ont un accès privilégié aux nouveautés et participent directement au processus de développement produit des marques. Avec une cinquantaine de partenaires aujourd’hui, dont American Retro, Harmony, Nixon ou encore Jonak, Choose souhaite encore développer ses partenariats pour mettre en connexion encore plus de marques et de consommateurs.

> On aime le concept de cette nouvelle application lifestyle. Impliquer le client au processus de décision des marques est une initiative brillante. Qui de mieux que le client, l’utilisateur final du produit, pour donner son avis sur le développement d’un produit ?

Actu 2 > Les nouvelles technologies guideront bientôt nos virées shopping, Le Figaro.

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Le «magic mirror» d’Uniqlo.

Les centres commerciaux futurs temples ultra connectés ? Oui, les objets connectés envahissent les centres commerciaux et sont de plus en plus plébiscités par les Français. C’est LA tendance shopping des prochains mois … À chaque étape du shopping son innovation. On sait d’après une étude que 65% des clients souhaiteraient voir le prix, la taille ou la composition du vêtement s’afficher automatiquement sur le cintre. L’autre enjeu ? Le fait de gagner du temps. 62% des consommateurs « serial shoppers » semblent être favorables à l’essayage virtuel en magasin. Uniqlo a trouvé le filon avec son « magic mirror » permettant de modifier le coloris du vêtement porté sans avoir à le changer. Dans le même ton, plus de la moitié des français pensent que les porte-monnaie virtuels seront démocratisés dans les années à venir : aujourd’hui, il existe une clé virtuelle permettant de se faire livrer ses achats dans le coffre de sa voiture : « volvo on call ».

C’est évident, le centre commercial demeure le lieu de shopping privilégié des français et plus de 70% des hommes y vont accompagnés.  Le consommateur, à travers cette nouvelle forme de shopping, recherche le partage d’expériences uniques et originales. Au DimensionAlley à Berlin, par exemple, tout a été pensé pour répondre à un besoin de connexion permanent. Deux tiers des personnes sondées rêvent aussi d’espaces plus aérés intégrant verdure et silence, mais aussi d’espaces vivants et animés. Une sorte de ville du futur à la pointe de la technologie. À l’image, d’ailleurs, du nouveau centre SuperPier à Manhattan, qui ouvrira ses portes pendant l’été.

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Le projet SuperPier à Manhattan.

> On assiste à une réelle révolution du shopping. Les espaces commerciaux doivent être repensés, en faisant appel à l’innovation et aux nouvelles technologies, afin de satisfaire les attentes des consommateurs, désireux de vivre de nouvelles expériences …

Actu 3 > E-Commerce : Google déploie son bouton « buy », Fashionmag.com.

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Les rumeurs couraient depuis mai … C’est désormais officiel, Google Shopping annonce son déploiement du bouton « buy » sur les outils mobiles. L’objectif est notamment de contrer son compatriote Amazon. L’occasion pour lui de rappeler qu’avec 1 000 milliards dépensés en 2014, le m-commerce pèse désormais 28% des ventes en ligne américaines. « Pour les détaillants, opter pour des achats via Google signifie améliorer la conversion mobile grâce à un processus de paiement simplifié » explique le responsable de Google Shopping. Les détaillants qui participent à ce programme ne paient que pour les clics sur les publicités de la page produit, le reste des interactions sur la page est gratuit. Les détaillants restent propriétaires de la communication client et peuvent offrir à ceux-ci la possibilité de recevoir des messages marketing et de promotion. Google semble vouloir aller encore plus loin : en multipliant les renvois vers les applications déployées par les détaillants eux-mêmes, et plus simplement vers leurs sites mobile. Le procédé est d’ores et déjà mis en place par l’américain eBay, l’allemand Zalando et l’indien Flipkart. Il s’agit d’une réelle opportunité, pour les détaillants et les développeurs, pour développer l’engagement auprès de leurs applications commerciales.

> Google a compris que le moment était venu pour tout miser sur le m-commerce, étant donné son évolution grandissante. (cf. Infographie ci-après !) À tester !!

Actu 4 > Les chiffres clés de l’e-commerce français en 2015, le JDN.

Sur 164 200 sites marchands actifs en France actuellement, 6 000 réalisent un CA supérieur à 1 million d’euros et pèsent à eux tous 89% du commerce électronique français. Des chiffres probants qui illustrent la bonne santé du e-commerce.

Combien d’e-marchands dépassent le million d’euros de ventes ? Comment progresse le mobile dans l’e-commerce ? Quid des marketplaces ?

Réponse en un coup d’oeil avec cette infographie ludique et colorée :

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Infographie réalisée par Skeelbox, à partir des chiffres clés 2015 de la Fevad.

> Des statistiques encourageantes pour le e-commerce français !

 

À la semaine prochaine 😉

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Revue de Presse #66

Vous faites le pont du 14 juillet ? Nous aussi … Mais on n’oublie pas la Revue de Presse hebdomadaire ! 😉

Actu 1 > Mastercard lance le paiement par selfie, Fashionmag.com.

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Le géant américain Mastercard prépare le lancement d’une nouvelle option permettant à ses clients de réaliser des achats sécurisés par un selfie. Le principe est semblable à celui de la reconnaissance digitale actuellement utilisé par iphone, utilisant l’empreinte d’un doigt pour payer. En scannant et en analysant l’image du payeur au moment de régler l’achat, la technologie permettrait d’éviter toute fraude en vérifiant virtuellement son identité. Le processus devrait être lancé aux Etats-Unis dans un futur proche. Une sortie en France et en Europe n’est pas encore au programme.

> Non non, ce n’est pas une blague ! Ahhh les nouvelles technologies, il fallait s’y attendre …

Actu 2 > Anne Hidalgo détaille son plan de bataille pour la reconquête de la mode, FashionUnited.fr.

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Xavier Romatet, Anne Hidalgo et Bruno Julliard au deuxième gala de la Vogue Paris Foundation.

C’est devenu une tradition : à chaque fashion week, Anne Hidalgo, maire de Paris, accorde une interview au journal américain WWD. Il faut dire que la mode est, plus que tout, au coeur de tous les intérêts dans la capitale, au moment de la période des défilés. La fashion week serait même l’un des plus gros employeurs de la ville avec 60 000 emplois directs et au moins autant d’emplois indirects. La ville de Paris aurait d’ailleurs annoncé en mars dernier une aide de 60 millions d’euros d’ici à 2020, destinée à la jeune création. Paris aime la mode et celle-ci le lui rend bien ! C’est d’ailleurs le slogan qui sera affiché sur la dame de fer au mois de septembre prochain. Un cri d’amour qui devrait se concrétiser par une grande réception fin octobre dans les salons de l’Hôtel de Ville. Anne Hidalgo reconnaît : « Paris s’était un peu endormie il y a quelques années, pensant qu’elle pourrait vivre d’un héritage de capitale de la mode ». Le but de Mme Hidalgo aujourd’hui ? Rapprocher la mairie et les différentes institutions de Paris au service de la création. Un grand et beau chantier en perspective !

> Une excellente initiative de la part de la ville de Paris qui soutient la jeune création de mode française, souvent porte étendard de la création artistique française dans le monde. Le but étant, bien évidemment, d’amplifier l’impact de la fashion week parisienne. Paris rayonne pour sa mode et « son luxe à la française » depuis des décennies … et compte bien briller encore longtemps !

Actu 3 > E-commerce : la Fevad dévoile ses chiffres, Fashionmag.com.

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La FEVAD publie officiellement ses chiffres clés pour 2015. Un document de référence dressant le portrait de la VAD française en termes de ventes, d’emplois, de supports ou encore de comportement. Le rapport de la FEVAD rappelle que l’habillement – chaussure représente le deuxième secteur en CA après le tourisme. Le CA total de la vente en ligne devrait atteindre plus de 60 milliards d’euros en 2015 et la part des ventes en ligne sur mobile a grandement augmenté depuis l’année 2014 (6,4 milliards d’euros contre 4 en 2014). Sur 164 200 sites marchands actifs, 24% ont en effet une version mobile. Le panier moyen est actuellement de 81 euros, avec 20 transactions en moyenne par acheteur, soit 1625 euros de dépenses.

> Ces chiffres probants montrent bien que, malgré la digitalisation des magasins et le retour en force du shopping en boutiques, le commerce en ligne pour la vente d’habillement est loin d’être en recul, bien au contraire … Et c’est une bonne nouvelle pour l’ensemble des acteurs mode sur le web, comme Fitizzy 😉

Actu 4 > Asos investit dans le marketing sur le marché français, Fashionmag.com.

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Visuel de la campagne été 15 – Asos

Après avoir décidé de fermer sa filiale française à Lille il y six mois, Asos veut communiquer sur le fait que le marché français reste une priorité. L’e-commerçant britannique a donc changé de stratégie, pilotant ses activités françaises depuis Londres. Asos investit toujours dans le marketing pour ce qui est son deuxième marché européen. Cet été, la France sera donc le premier pays en dehors du Royaume-Uni à faire l’objet d’une campagne de pub. Démarré sur Paris, le dispositif de campagne « See it, Love it, Get it » se déclinera en affichage, mais aussi en digital. L’e-commerçant britannique a également recruté trois nouveaux stylistes ambassadeurs, tous trois français, pour effectuer une mission à échelle de l’Hexagone. Il s’agit, pour Asos, d’animer les réseaux sociaux et le web français en produisant du contenu mode pour mettre en valeur l’offre du site marchand.

> Asos attache de l’importance au marché français, qui est pour lui un marché à fort potentiel, pour notre plus grand plaisir !

La Magie Jean Paul Gaultier

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La semaine dernière, nous avons eu la chance de nous rendre à la grande expo du moment au Grand Palais à Paris : l’expo Jean Paul Gaultier.

Surnommé « l’enfant terrible de la Mode » par la presse dès ses premiers défilés dans les années 1970, Jean Paul Gaultier est incontestablement l’un des créateurs les plus importants de ces dernières décennies. Créées entre 1971 et 2015, ces pièces n’ont pour la plupart jamais été exposées.

Cette exposition multimédia, qui présente des pièces inédites du créateur (haute couture et prêt-à-porter) célèbre l’audace et l’invention d’une mode avant-gardiste et explore ses sources d’inspiration, aussi éclectiques qu’impertinentes, au travers d’un parcours thématique.

Elle s’accompagne également de croquis, d’archives, de costumes de scène, d’extraits de films, de défilés, de concerts, de vidéoclips, de spectacles de danse et d’émissions télévisées.

Sa mode avant-gardiste a saisi très tôt les préoccupations et les enjeux d’une société multiculturelle, bousculant avec humour les codes sociologiques et esthétiques établis. Plus que sur tout autre couturier, cette expo célèbre son humanité.

Au delà de la virtuosité technique résultant de l’exceptionnel savoir-faire des différents métiers de la haute couture, d’une imagination débridée et de collaborations artistiques historiques, il offre une vision ouverte de la société, un monde de folie, de sensibilité, de drôlerie et d’impertinence où chacun peut s’affirmer comme il est !

Le parcours bénéficie en outre du talent d’artistes et d’experts de renom, dont la compagnie avant-gardiste  théâtrale montréalaise UBU, qui a animé les mannequins suivant un procédé technologique novateur.

Cet événement constitue d’ailleurs la dixième étape d’un projet initié par Nathalie Bondil, directrice du Musée des Beaux-Arts de Montréal.

Si vous êtes de passage à Paris avant le 3 août, c’est une expo à ne pas manquer !

Nous vous la conseillons vivement 😉

La vidéo du Grand Palais :

Notre Galerie Photos :

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Zara, reine de la Fast Fashion

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Derrière les termes de Fast et Slow Fashion se cachent deux mode de consommation différents :

  • Ceux qui privilégient les achats dans des chaines et des enseignes peu chères grand public
  • Contre ceux qui optent pour des achats certes plus chers mais à fort valeur ajoutée : pièces personnalisées, de plus grande qualité, en édition limitée …

Focus sur Zara, la marque Fast Fashion par excellence.

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Le géant espagnol habille le monde en 3 semaines maximum

Une usine de fabrication de jeans Zara, au Maroc.

Une usine de fabrication de jeans Zara, au Maroc.

Au coeur de la Galice, 300 jeunes stylistes s’affairent : entre le premier coup de crayon et la mise en rayon d’un vêtement, même à l’autre bout du monde, il se passe rarement plus de trois semaines. Zara est un véritable empire, créé il y a 40 ans par Amancio Ortega, fils de cheminot devenu l’homme le plus riche d’Espagne et 2ème fortune mondiale après Warren Buffett.

Amancio Ortega, le fondateur du groupe Inditex, maison mère de la marque Zara.

Grâce au modèle de la Fast Fashion, l’enseigne espagnole, réputée dans le monde entier, diminue les risques et incite les clients à venir plus souvent dans ses magasins.

Zara est en pleine santéInditex, la maison mère du spécialiste de la Fast Fashion, a récemment annoncé que ses profits avaient bondi de 28% au premier trimestre. Les ventes se sont envolées.

Zara ne compte pas s’arrêter là, puisque l’enseigne de prêt-à-porter pour hommes et femmes prévoit d’ouvrir des centaines de nouveaux magasins notamment à Taïwan, à Hong Kong et à Macao. La marque se développe également aux Etats-Unis. Une véritable success story !

Le rapport publié par Goldman Sachs explique d’ailleurs pourquoi les spécialistes de la Fast Fashion mettent en difficulté les détaillants traditionnels. La particularité (et le secret) des enseignes de Fast Fashion ? Ils disposent d’équipes épiant les tendances d’achats actuelles des consommateurs, alors que les détaillants traditionnels ont des équipes de créateurs qui conçoivent des produits que ne seront à la mode que dans un an : un gros risque. Car si elles ratent la tendance du moment, elles seront contraintes d’appliquer des démarques, ce qui engendre une diminution des profits.

Le business model de Zara écarte ce risque de pertes. La stratégie de l’entreprise repose, en réalité, sur des stocks limités et l’actualisation des collections au maximum. La marque crée des vêtements adaptés aux demandes de ses clients. Les boutiques Zara ne se contentent pas d’un renouvellement de leur collection une fois par saison, bien au contraire, elles reçoivent du réassort avec de nouveaux modèles deux fois par semaine. C’est de la mode faite à toute vitesse. La marque encourage les clients à venir régulièrement en magasin pour découvrir les nouveautés. Et si le client veut acheter un article, il est préférable qu’il soit rapide au risque de ne plus le retrouver quelques jours plus tard.

Zara a véritablement révolutionné l’industrie de la Mode. Elle a rendu obsolète le cycle biannuel traditionnel. Si aujourd’hui de nombreuses entreprises de luxe comme Prada ou Vuitton créent 4 à 6 collections par an, c’est grâce à l’enseigne espagnole. Les enseignes doivent absolument suivre les tendances des défilés pour rester dans la course …

Les entreprises espagnoles, telle que Zara, cherchent leur statut au-delà des frontières. Ce sont les exportations qui sauvent pour l’instant le pays de la récession.

(Source : JDN)