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Léti, personal shopper !

LétiLéti est une jeune femme urbaine qui vit à 1000 à l’heure, une jeune femme pétillante, passionnée et ambitieuse. Elle a accepté de nous accorder une petite interview entre deux séances de personal shopping à Paris, sa nouvelle ville.

Pourrais-tu te présenter en quelques mots ? Quel est ton parcours ?

Léti, 31 ans, je suis personal shopper depuis 8 ans. J’ai fait des études de marketing. Avec mon blog « La mode by Léti », je suis devenue coach mode : c’est à dire consultante pour des enseignes, des groupes pour lesquels j’interviens en tant que coach mode. Je suis une vraie passionnée de Mode.

Pourquoi as-tu eu envie d’exercer ce métier ?

C’est tout bête. J’ai fait mes études en alternance et en dernière année j’ai eu l’envie de monter un projet perso, de créer quelque chose … J’ai pris une feuille blanche et je me suis dis « Bon qu’est-ce que j’aime ? » … Effectivement j’aimais beaucoup la mode, déjà quand j’étais étudiante. J’avais déjà entendu parler de ce métier. J’ai réalisé une veille et je me suis rendue compte que dans le NPDC, les personal shoppers n’existaient pas, alors que le métier était assez développé sur Paris. J’ai pris le défi d’essayer de me faire un nom dans ma ville : Lille. Ça a pris du temps, j’ai galéré, ça a été difficile au début car la perception du conseil mode (une forme de service à la personne) n’était pas hyper démocratisée dans notre région. Heureusement que je me suis accrochée et qu’il y a eu l’émergence d’émissions TV et pas mal de presse autour de mon projet ! Je me suis lancée avec une tarification accessible uniquement pour me faire connaître et faire parler du métier.

A quoi sert concrètement un personal shopper ?

Un personal shopper, à la base, ça te sert à gagner du temps. Une cliente va, par exemple, te dire voilà, j’ai 4h de dispo, j’ai autant de budget et j’ai besoin de ça. Le personal shopper va optimiser le temps en fonction de tes moyens. Sur Lille, j’ai été le substitut des relookeuses, dans la mesure où beaucoup de clientes sont venues me voir pour me dire « Léti, j’ai besoin que l’on revoit ma garde robe mais je n’ai pas spécialement besoin de cours de make-up, je n’ai pas besoin que l’on s’occupe de ma coiffure. Tout ce que je veux ce sont des vêtements. » Donc, oui il y a pas mal de conseils à donner. Au delà du gain de temps, j’accompagne la cliente dans son shopping, je lui apporte des conseils adaptés à ses envies et à ses besoins.

Quel est le profil de tes client(e)s ?

Ma cliente c’est une femme qui a entre 35 et 45 ans, CSP+, une bonne situation. Au delà de l’argent, c’est aussi une question de mentalité. C’est typiquement ce genre de personne qui va avoir besoin de mes conseils. Avec les cartes cadeaux, lors de ces deux dernières années, ma clientèle s’est quelque peu élargie dans la mesure où j’ai plus de jeunes qui viennent demander mes services, plus de femmes, tous milieux confondus. Plus d’hommes, aussi, décident d’offrir ce genre de cadeau à leur copine. Aujourd’hui, les cartes cadeaux partent toute l’année, il n’y a plus d’occasion particulière.

Combien coûte une session de shopping à tes côtés ?

Mes séances coûtent 55 € de l’heure. Ensuite, c’est dégressif, 200 € la demi journée (4h) et 315 € la journée (7h) et je réalise un devis personnalisé. Il existe un forfait qui fonctionne très bien, c’est le forfait conseil en style à 70 € (1h d’analyse garde robe et 2h de shopping) : un tarif accessible pour toutes les filles qui souhaitent des conseils mode sans se ruiner.

Quels aspects de ton travail préfères-tu le plus ? Le moins ?

Le plus grand plus, je dirais le côté humain, il n’y a rien de plus satisfaisant, pour toi, le coach mode, que la reconnaissance d’une cliente qui va te dire à la fin de son shopping « Merci Léti, j’ai passé une super après-midi. » Au delà de l’argent, c’est ce genre de chose qui me booste au jour le jour. Lorsque j’envoie un questionnaire, souvent les gens aiment répondre à la partie « remarques », c’est là où ils expriment leurs complexes, leurs soucis … Quand je réussis à palier à tout ça, c’est une vraie victoire pour moi. Ensuite, on ne va pas se mentir, je fais les boutiques toute la journée, c’est un vrai point positif. Mon métier est relativement agréable au jour le jour. Le troisième point positif serait le fait de réussir à allier mon métier à ma passion : pouvoir gagner ma vie avec la mode, c’est une chance. Le seul côté négatif serait peut être le statut d’indépendant. C’est à toi de te bouger pour trouver tes clients ! Il faut réussir à se diversifier, à se vendre …

Arrives-tu à toujours être honnête en ce qui concerne le porter des vêtements sur tes client(e)s ?

Oui, c’est une certitude. Avec mon franc parler et avec un peu d’humour, ça fonctionne très bien ! Et puis c’est important pour la cliente …

Prends-tu toujours autant de plaisir à faire du shopping pour toi ?

Oui, ça reste une vraie passion. Mais tout dépend des jours. Parfois, je n’en ai pas l’envie. En même temps, je suis obligée de rester en veille permanente. Avec mon métier, il est indispensable de rester à l’affut de toutes les nouvelles tendances, des tarifs pratiqués … pour pouvoir réaliser un conseil mode efficace et adapté. Avant, je faisais beaucoup de repérages, maintenant, je commence à connaître la manière dont fonctionnent les marques. Je suis en mesure de pouvoir proposer un parcours shopping personnalisé. Aujourd’hui, à Paris, je fais essentiellement de l’initiation au personal shopping, je forme beaucoup de nanas. Il n’y a que ça qui marche ! Ça me permet de donner un nouveau souffle à mon activité.

Comment les gens considèrent-ils ton métier ?

Souvent, ils ne voient que le côté « paillette » de l’activité, ils n’ont pas conscience du travail réalisé derrière … Mais les gens trouvent mon métier sympa en général.

Est-ce qu’il est nécessaire pour toi de toujours être lookée ?

Oui, c’est important. Au début, quand je me suis lancée, j’ai adopté un look un peu « madame », histoire d’être crédible et respectée. Au final, je me rends compte qu’il est plus intéressant de me rendre aux séances shopping en m’habillant comme je le souhaite, en air max si j’ai envie d’être à l’aise par exemple. Ça ne sert à rien de se déguiser. Je fais un effort, c’est important … Je m’habille en fonction de mes envies et de mon état d’esprit du jour.

Est-ce que les émissions de relooking ont permis à la profession de mieux se faire connaître?

Complètement. A l’époque, quand l’émission « Nouveau look pour une Nouvelle vie » avec Emilie Albertini et Christina Cordula, a fait son apparition, personne n’en a vraiment parlé, puis l’émission a eu de plus en plus de succès. Aujourd’hui, tout le monde en parle. C’est presque devenu un fait de société, l’apparence compte beaucoup pour les gens.

As-tu des icônes fashion qui te servent de références ?

Je n’en ai pas spécialement. Mes références, ce sont surtout les Tumblr. Je suis dans une phase où je m’inspire beaucoup des photos trouvées sur les blogs. En termes d’inspirations, c’est top !

Fais-tu beaucoup de shopping sur Internet ?

Oui, effectivement, je fais beaucoup de shopping sur Internet. Surtout par manque de temps. Je commande des produits que je vais chercher en boutique, c’est assez pratique. Je commande principalement sur Asos, le choix y est tellement riche !

Connais-tu Fitizzy, l’appli shopping qui recommande la bonne taille sur Internet ?

Non, mais je suis curieuse d’en savoir davantage … (Je lui explique donc le concept 😉 )

Que penses-tu de cette appli shopping ?

Je trouve ça chouette ! Comme je reste dispo pour mes clientes sur le web, cette appli pourrait être super utile pour moi. Pour les nanas accros au shopping en ligne, le risque de renvoi est important. Cette appli permet de gagner du temps, c’est évident …

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Son site

Sa page Facebook

Son compte Twitter

Son Tumblr

 

Merci Léti et à très vite …

 

Cyril Olivier, Directeur Web de KIABI.

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Nous reprenons aujourd’hui, l’interview de Cyril Olivier, Directeur web de Kiabi, donnée sur Madyness en septembre dernier. Cyril Olivier, acteur traditionnel du secteur, répond aux questions liées à l’avenir du textile et à l’impact des startups sur ce marché. Un regard intéressant sur la Mode, le Web et leurs enjeux !

Avant cela,  petite présentation de l’enseigne …

Kiabi est un acteur incontournable de la distribution textile Made in Nord en Europe (Groupe Mulliez). Kiabi est l’enseigne pionnière de la mode à petit prix en France.

En quelques chiffres, Kiabi, c’est : 

  • 7 500 collaborateurs
  • 60 nationalités
  • Plus de 300 métiers
  • Plus de 450 magasins en Europe
  • Plus d’1,3 milliard d’euros de CA

Comment percevez – vous le marché de l’habillement actuellement ?

Tout d’abord, nous nous rendons compte d’une évidence : c’est de moins en moins un marché de besoins (même sur des segments « Homme » et « Enfants ») mais qui s’axent plutôt sur l’impulsion, le plaisir. Donc prime à la créativité / la bonne touche de mode ET l’excellent rapport qualité / prix.  Il semble aussi que les deux extrêmes s’en sortent : le mass marketing, low fashion pour un public qui veut se faire plaisir, souvent, sans se ruiner. A l’autre bout, le luxe se porte bien, tourné vers de nouveaux clients. Plus prosaïquement, chez nous, dans nos pays-clients, le textile est un vrai poste de dépenses d’ajustement budgétaire. Ce n’est pas / plus un impératif.

Quel impact a l’innovation dans votre secteur ?

Nous ne sommes pas dans des secteurs au ticket de R&D très très élevé comme d’autres industries. C’est du vrai B to C avec de l’innovation, certes produits mais aussi beaucoup marketing, portée par les clients finaux : moins une nouvelle matière ou un process industriel révolutionnaire de fabrication que de nouveaux usages produits (ex. le buzz récent incroyable  autour des produits anti-UV à porter), de nouveaux services (le fitting facilité, la personnalisation voire l’impression 3D), de nouveaux modes de consommation (une offre disponible 24/24 et 7/7, consultable sur tous les supports).

Maintenant, il ne faut pas confondre innovation avec digitalisation / facilitation des modes de consommation ancestraux : quand on parle de textile, à fortiori quand cela ne correspond pas à des produits brandés facilement consultables d’une enseigne à une autre … la cliente finale a toujours besoin de toucher le produit, vérifier la matière et le bien-aller.

Comment voyez-vous l’entrée de startups dans votre domaine ?

Forcément positivement car elles doivent à la fois répondre à des besoins (comment enrichir l’expérience on-line sur un média aussi froid que le Web quand on parle d’acheter de la Mode ? A l’inverse comment faire bénéficier en magasin de la qualité des data et du cracking clients déjà faisables on-line). Mais aussi bousculer, faire avancer un secteur de la Mode peut être moins avancée, en tout cas en Europe continentale, sur des sujets précomptés par l’industrie : crowdsourcing acec co-création de collections ? synergies industrielles entre concurrents pour avancer sur des sujets structurants … comme le paiement mobile ?

Comment travaillez – vous avec elle ? Quel est l’intérêt ?

Tout simplement en s’obligeant – dans des agendas moins flexibles dans un grand groupe et très / trop fortement sollicité – à en voir régulièrement. Lors des premiers rendez-vous, rester très ouvert et faire aussi des retours / des effets miroirs pour permettre aux entrepreneurs d’avancer … quitte à ne pas retenir l’idée pour KIABI.

Et en interne, expliquer les attendus / KPI du projet, c’est à dire accepter aussi des essais sans succès. Economiquement tester à une échelle sérieuse est plus difficile pour les entreprises enseignes en Europe qu’aux US.

Quelle est pour vous la future tendance de votre marché ?

1. Digitalisation de l’expérience magasin (certes je sais ce qu’il achète mais comment faire évoluer le merchandising et la vente avec une meilleure connaissance du client. Notamment ses appétences produits pas encore concrétisées en achats).

2. Exploitation et industrialisation du crowdsourcing (quel avenir pour les études clients ?) : intégration réelle des clients et contributeurs dans le process.

3. Mobile on-line / in-store.

Des secteurs et des innovations sur la TV connectée et les nouveaux mobiliers urbains connecté sont également à suivre pour nos secteurs. En somme, tout ce qui enrichira l’expérience shopping on-line vers plus de plaisir et de fun (quelle est vraiment la part de consommatrices femmes de mode qui aiment sélectionner / naviguer via des filtres de sélection ?). Tout ce qui facilitera la supply chain textile et time-to-market.

A l’inverse, je suis très dubitatif en ce qui concerne le secteur de la Mode, sur des solutions comme les avatars / les vendeurs virtuels qui ne sont absolument pas fins et utilisés un peu comme un gadget. Les call to action peu rentables dans nos activités aux paniers plus bas que du tourisme ou de la finance ou les modélisations de fitting avec mannequins virtuels ou miroirs digitaux : encore très perfectibles et sans doute trop pensés par des hommes pour de la mode femme.

Le site Madyness

Le site KIABI

Hoel Poirier, créateur de Myteeshirtletter

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Bonjour Hoel, pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

Salut Marie ! Merci pour l’interview. Mon parcours est celui d’un entrepreneur classique avec des hauts et des bas. J’ai lancé la marque Playart il y a 7 ans avant de décider d’imprimer moi-même les tee-shirts de la marque il y a bientôt 4 ans. Je me suis donc associé avec un ami afin d’investir et nous sommes devenus, un peu par hasard, un atelier d’impression numérique textile spécialisé en création de marque. Nous n’avons jamais communiqué sur cet atelier et les clients qui viennent vers nous sont en général envoyés par d’autres. Le bouche à oreille constituant donc notre meilleur publicité ! Notre rencontre avec Manon nous a poussé à travailler ensemble depuis presque un an sur ce concept Myteeshirtletter que nous avons mis en ligne lundi dernier !

Quel est le concept de la marque Myteeshirtletter ?

Myteeshirtletter propose à ses clients de s’abonner afin de recevoir chaque mois un tee-shirt de créateur 100% coton bio dans sa boîte aux lettres. Le textile et son coloris sont choisis par l’abonné. Ensuite, d’après les réponses aux questionnaires à remplir lors de l’inscription, nous allons chercher dans notre réseau de créateurs de marques le visuel correspondant à chaque client afin de l’imprimer sur le textile désiré. MYTSL, c’est aussi une place de marché, sorte de « Foirfouille branchouille » ou nos abonnés peuvent retrouver toutes sortes de vêtements, d’objets, véhicules … en fonction de nos coups de coeur !

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D’où vous est venue cette idée et cette envie de travailler dans la mode ?

À la base, c’est plutôt une envie de travailler pour soi-même ! Après, les copains graphistes, les rencontres, le hasard nous ont amenés là où nous sommes …

My Tee-shirt Letter, une vraie envie d’entreprendre ?

Il y a effectivement une vraie envie d’entreprendre dans un projet comme Myteeshirtletter, mais pas seulement. Il y a surtout une vraie légitimité à lancer ce concept après 4 ans d’impression textile et de conseils en création de marques auprès de jeunes créateurs et cette envie de continuer à les aider encore plus en leur donnant le coup de boost au lancement. Il y a aussi une revanche à prendre sur certaines personnes ou sites avec qui nous avons travaillé par le passé et qui ne correspondent pas à notre vision du commerce en général. Nous pensons proposer une formule gagnant / gagnant / gagnant quand dans certains concepts il n’y a qu’un seul gagnant … Notre abonné reçoit donc un tee-shirt pour plus de moitié moins cher qu’en boutique, le créateur de marque est rémunéré dès le départ de plusieurs manières et il est réellement mis en avant sur MYTSL, de notre côté le volume devrait nous permettre de faire tourner la boutique !

Quelles sont selon toi les qualités d’un bon entrepreneur ?

La motivation, le travail, la persévérance, une vision peut être un peu différente du marché et du monde dans lequel nous vivons et surtout un bon relationnel afin de trouver du soutien lorsque c’est nécessaire (souvent donc !)

Comment la marque se fait – elle connaître ? Quelles sont vos techniques de communication ?

Nous avons eu la chance de nous déplacer à Cannes à la demande de Backup Production quelques jours avant le lancement et de ramener quelques photos de Laurent Garnier recevant sa Teeshirtletter ! La Page Facebook est très active et nos amis que nous avons mis à contribution y sont aussi pour beaucoup ! Il y a une offre de parrainage sur le site avec un week-end à Porto à gagner. L’agence de communication parisienne Sandie Roy s’occupe de contacter la presse écrite, blogs et webzines pour nous. Nous comptons aussi beaucoup sur le côté novateur de notre concept et l’engouement actuel pour le format de vente sous forme de box.

Laurent Garnier & son T-shirt Myteeshirtletter !

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Chaque mois, les 10 premiers abonnés reçoivent avec leur première Teeshirtletter un exemplaire du DVD T-shirt Stories.

Les réseaux sociaux sont-ils essentiels dans votre activité ?

Les réseaux sociaux sont, en effet, essentiels dans notre activité. Nous sommes très présents sur Facebook, que nous avons appris à manier avec le temps. Cela permet de se faire connaître plus rapidement et à moindre frais (même si désormais la note à tendance à grimper sur Facebook, qui bloque les publications).

Quels sont tes modèles de réussite ?

Pour ma part, j’en ai pas mal ! Je peux, par exemple, admirer un personnage comme Steve Jobs pour sa réussite, son côté visionnaire et revanchard. Mais la plupart du temps, les modèles de réussite qui me poussent à continuer ces projets sont plutôt des gens dont je suis proche. Je pense aux potes qui tiennent un showroom à Nantes mais aussi à bien d’autres … Et puis parfois, c’est simplement un ami qui revient de l’autre bout du monde et qui partage son expérience de vie.

Tu as récemment accepté d’intégrer l’appli Fitizzy à ton e-shop, pourquoi ? Comment as – tu découvert la solution ?

Je ne sais plus vraiment comment nous vous avons découvert Fitizzy… Je crois que vous êtes venus me trouver pour me proposer votre solution à intégrer sur le site de ma marque Playart, mais je n’en suis pas tout à fait certain. Ce qui est sûr en revanche, c’est que je me suis demandé pourquoi personne n’y avait pensé avant ! Fitizzy nous a semblé être un atout essentiel pour notre activité. En effet, MYTSL se fait un point d’honneur de satisfaire ses abonnés. C’est pour cette raison que nous avons, par exemple, débloqué un budget conséquent afin que nos abonnés puissent modifier les réponses à leur questionnaire d’inscription dès qu’ils le souhaitent. C’est aussi pour cette raison qu’il est possible de se désinscrire à tous moments. Nous préférons perdre un abonné que garder un client insatisfait ! Il nous est impossible de reprendre un tee-shirt réalisé exprès pour notre abonné et expédié, c’est pourquoi il nous faut nous assurer que le textile soit réalisé à la taille du client.

Que penses – tu du concept Fitizzy ?

Fitizzy comble un réel besoin de la part des e-commerçants qui ont besoin de réduire leur taux de retour ou d’insatisfaction afin de continuer de prendre des parts de marché. Pour le client, terminé la joie de recevoir le colis tant attendu suivie par la déception après essayage … Aucun doute pour moi quant à l’avenir de cette application !

Notre article consacré à Myteeshirtletter sur le Blog !

Pour découvrir le concept Myteeshirtletter et acheter une box avec un tee-shirt à la bonne taille grâce à Fitizzy >> http://www.myteeshirtletter.fr.

Un grand MERCI à Hoel pour cette interview ! 😉

A très bientôt …

Marie.

Benoit Feron, co-fondateur de Modizy

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Aujourd’hui, sur le blog, nous vous présentons Benoit Feron, co-fondateur de Modizy, le premier personal shopper intelligent 100% dédié à la mode féminine.

Bonjour Benoit,  peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ?

 Je m’appelle Benoit Feron, j’ai 26 ans, et cela fait maintenant deux ans que j’ai co-fondé la société Modizy SAS avec Luc Falempin et Florian Poullin. Auparavant, j’ai été diplômé de l’ESSEC BBA et du MBA Marketing et Commerce sur Internet de l’Institut Léonard de Vinci. Avant Modizy, j’ai travaillé 2 ans dans le secteur de l’Asset Management chez AXA IM, ainsi qu’en agence web. Je suis aujourd’hui également professeur d’entrepreneuriat à l’ESSEC BBA.

 Tu es fondateur de Modizy, de quoi s’agit – il ?

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Modizy SAS est une société qui propose deux services:

– Iceberg Marketplace (www.iceberg-marketplace.com) : La technologie Iceberg Marketplace permet de transformer n’importe quel site internet en Marketplace. Grâce à sa solution disponible par API et librairie Javascript, cette technologie permet à un site Média, E-commerce ou une startup, de disposer d’une technologie puissante, 100% marque blanche et personnalisable selon les besoins du client.

– Modizy (www.modizy.com) : Marketplace et Personal shopper en ligne 100 % dédié à la mode féminine (qui utilise la technologie Iceberg Marketplace). Il trouve automatiquement les produits qui correspondent au style propre de chacune de ses utilisatrices ! Modizy.com personnalise l’expérience de shopping et permet de centraliser toutes les recherches sur un même site web. Le catalogue comprend déjà plus de 160 marques et de 9000 vêtements et accessoires de mode à acheter en 1 clic sur la plateforme.

De qui se constitue ton équipe ?

L’équipe de Modizy se compose aujourd’hui de 10 personnes. Nous sommes trois co-fondateurs : Luc (responsable marketing), Florian (responsable technique) et moi-même (responsable commercial). Quentin nous a rejoint il y a un an et demi en tant que Lead Developer, et notre équipe est aussi composée de 3 autres profils techniques et 3 profils plutôt orientés community management / marketing.

Depuis combien de temps développes-tu ce projet ?

Nous avons commencé à travailler sur Modizy début Janvier 2012, cela fait donc un peu plus de 2 ans, mais j’ai l’impression que ca fait trois mois. Le temps passe vraiment vite quand on créé son entreprise.

Quelles sont les retombées depuis le lancement ?

La dernière version du site Modizy.com, qui intègre une véritable Marketplace, a été lancée en Octobre 2013. Depuis, nous avons signé plus de 160 marques (qui représentent environ 9000 produits), nous affichons environ 400 000 produits tous les jours et nous avons tissé un réseau de plus de 300 blogueuses de mode partenaires. Nous avons également levé 400 000 euros auprès d’investisseurs, et bénéficié d’une belle couverture presse (tv, online, presse papier).

Comment fonctionne Modizy ? Peut – on y acheter des articles de mode ?

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Tout à fait, c’est le principe même de la Marketplace. Nous connectons les vendeurs (les marques de mode) et les clients. Ces derniers peuvent ainsi profiter d’un catalogue très complet sur notre site, acheter en 1 clic leurs produits préférés, et être livrés en quelques jours par les vendeurs. Notre catalogue se compose uniquement de produits et accessoires de mode à destination des femmes.

Les réseaux sociaux sont – ils importants dans le cadre de Modizy ?

Les réseaux sociaux sont très importants pour nous afin de fédérer et échanger avec notre communauté de modeuzes et blogueuzes de mode. Ainsi, nous animons quotidiennement notre Page Fan Facebook, notre compte Twitter, notre compte Pinterest, mais également notre compte Instagram et le blog de mode de Modizy. Le but est de rester proche de nos utilisatrices et clientes, de créer une relation durable avec ces dernières.

Quels sont vos projets à court, moyen, long terme ?

A court et moyen terme, nous développons le réseau de distribution de Modizy, à travers le déploiement de notre technologie de marketplace (Iceberg Marketplace) sur des sites médias féminins. Nous continuons bien entendu à compléter notre catalogue de marques, afin de disposer de l’offre la plus exhaustive possible.

A moyen – long terme, nous travaillons sur le déploiement de notre offre à l’international.

As – tu pour projet de développer le concept à l’international ?

Tout à fait, notre objectif est de développer les deux activités de Modizy à l’international le plus rapidement possible.

Tu connais le concept Fitizzy … Qu’en penses – tu ?

J’aime beaucoup le concept de Fitizzy, et surtout l’équipe qui est vraiment complémentaire et sympathique. J’avais entendu parler de Fitizzy quelques jours avant le lancement officiel de Modizy en 2012, ce qui nous avait poussé à sortir au plus vite notre solution car nous pensions que Fitizzy serait un nouveau concurrent pour nous. Finalement, Fitizzy est plutôt une entreprise très complémentaire à notre activité.

Merci Benoit pour cette interview !

Sylvain Gérard, Directeur d’INNOTEX

Sylvain GérardSylvain Gérard, Directeur de l’incubateur INNOTEX, a répondu à nos questions …

Bonjour Mr Gérard, pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

Bonjour, je m’appelle Sylvain GERARD. J’ai pris la direction d’INNOTEX en janvier 2012 après avoir été chargé d’affaires durant 6 ans. Ingénieur ENSAIT 2004, j’ai complété mon cursus par un Master de management à l’IAE de Lille afin de me former sur des aspects plus orientés vers « l’entreprise » et le management.

Vous êtes directeur d’INNOTEX ? De quoi s’agit-il ? Et en quoi consiste votre mission ?

INNOTEX est un incubateur de projets d’entreprises spécialisé dans le textile innovant et technologique. Les chargés d’affaires accompagnent ces projets sur tous les aspects liés à la création d’entreprise et conseillent notamment sur les problématiques de faisabilités techniques, économiques, juridiques. Ils assistent les créateurs dans leurs réflexions et leurs appréhensions du métier de chef d’entreprise.

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INNOTEX est membre du réseau GENI, de quoi s’agit-il ?

Geni est un réseau d’écoles supérieures qui sensibilise et informe les étudiants sur la création d’entreprise en région Nord – Pas – de Calais. Il a été formé en 2008 et a constitué l’un des premiers réseaux de la création. Depuis, les acteurs de la création se sont organisés autour d’un réseau plus large et diversifié principalement dédié à la Création d’Entreprises Innovantes. Le but de ce réseau de la CEI est de fédérer tous les acteurs vers un objectif de croissance économique et de développement industriel en région.

Rappelez-nous ce qu’est le CETI ? Pourquoi y avoir emménagé ?

Le CETI, Centre Européen des Textiles Innovants, est un campus qui rassemble toutes les forces vives du textile en région. Basé à Tourcoing, sur la nouvelle zone d’activités de l’Union. Le CETI contribue au développement du textile, que ce soit pour créer de l’activité ou des entreprises, pour innover ou développer de nouveaux produits, de nouveaux processus industriels, pour s’informer ou participer aux manifestations textiles. Plus particulièrement, INNOTEX s’est installé au CETI depuis janvier 2013 afin de rejoindre ces forces vives et accroître le potentiel de développement du textile innovant en région.

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Quels sont les projets d’INNOTEX ?

INNOTEX accompagne pendant 24 mois une quinzaine de projets de création d’entreprises. Toujours positionnés sur l’innovation textile, les projets accompagnés par INNOTEX proviennent de différents horizons et se projettent sur différents marchés. Aujourd’hui, INNOTEX accompagne des projets sur le nautisme, le transport, l’impression 3D, les éco matériaux, l’économie numérique, le bien être …

Quels sont vos principaux objectifs pour 2014 ?

Les principaux objectifs d’INNOTEX cette année sont de poursuivre le développement et la croissance de l’incubateur, d’améliorer la qualité des créations d’entreprises et de proposer des outils favorisant la pérennité des entreprises sur leurs marchés. Afin de réaliser ces objectifs, INNOTEX se concentre principalement sur la mise en œuvre de levées de fonds publics et privés conséquentes tout en s’appuyant sur la valorisation de la période d’incubation. En travaillant avec des partenaires reconnus et efficaces, INNOTEX apporte une véritable méthode et maximise la réussite des nouvelles startups régionales textiles.

Quelles forces faut-il avoir pour créer une entreprise dans le textile aujourd’hui ?

Le textile est un matériau polyvalent, capable d’associer de multiples fonctions et d’apporter une réelle innovation technologie. Le secteur du textile est en perpétuelle évolution et a toujours une place incontournable dans l’évolution de l’Homme . Si le textile est porteur, la force d’une entreprise textile réside dans le potentiel de son créateur. En effet, les clés du succès et d’une réussite entrepreneuriale sont portées exclusivement par le chef d’entreprise qui aura la capacité à rassembler et à motiver son équipe, tout en guidant son entreprise vers le succès.

Vous soutenez Fitizzy … Que pensez – vous de ce concept ?

Fitizzy est à l’image des concepts que nous privilégions, c’est une entreprise novatrice, qui s’appuie sur une solution simple mais néanmoins adaptée aux évolutions du e-shopping.  Nous lui souhaitons de devenir incontournable, non pas par contrainte mais par adhésion des personnes qui y verront un service pratique à l’image des solutions de paiements sur internet.

Quels conseils donneriez – vous à ses fondateurs pour réussir et perdurer ?

L’énergie positive qui nourrit les deux fondateurs est surement leur plus grand atout. C’est un business mais aussi une belle et riche aventure pour eux. Nous leur conseillons de rester authentique avant tout, et avec la bonne dose d’implication, la réussite viendra naturellement. Chez INNOTEX, nous sommes des « Fitizzy convaincus » !!!!

Merci Sylvain Gérard ! 😉

A mercredi prochain pour une nouvelle interview sur le blog !

Marie.