Dans la Team Fitizzy, je voudrais : le COO & Co-Founder

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Sébastien Ramel est le co-fondateur de Fitizzy. Avec ses acolytes, Gaultier  et Falco, ils sont les capitaines du  navire Fitizzy. Responsable de l’équipe commerciale pour la France et l’étranger, Sébastien manage chaque jour, les membres de l’équipe, qui s’agrandit de semaine en semaine, et fait en sorte de conduire sa startup, son bébé (oui on peut le dire !) vers le haut et au plus haut !

Il semblerait d’ailleurs que le succès soit au RDV !

Bonjour, pourrais-tu te présenter ?

Je suis Sébastien Ramel, j’ai 27 ans. J’ai grandi en région parisienne. J’ai fait mes études de commerce dans l’école Kedge BS, où j’ai passé deux merveilleuses années à Bordeaux. En Janvier 2012, après mon échange universitaire à Bogota, je me suis consacré à temps plein à Fitizzy et j’ai déménagé à Lille. Cela fait désormais 3 ans que je fais partie de la grande famille Ch’ti 🙂 J’essaie de faire du sport toutes les semaines, squash, footing … et je vais au bureau à vélo ! 🙂

Quelle est ta mission chez Fitizzy ?

À l’origine, je m’occupais de tout ce qui n’était pas « technique ». Aujourd’hui, nous sommes treize personnes et je m’occupe principalement du développement de Fitizzy en France et à l’étranger avec l’équipe commerciale. J’interviens encore sur de nombreux sujets et je fais en sorte que nous éxécutions correctement la stratégie définie. C’est un réel plaisir de voir Fitizzy grandir grâce à l’investissement de toute l’équipe.

Quel est ton rapport à la mode ?

J’aime bien la mode et son milieu, je m’y intéresse vraiment depuis que je suis sur le projet Fitizzy. Parfois, je passe un peu de temps sur des blogs comme Bonne Gueule ou Comme un Camion.

Quel type de shopper es – tu ?

J’aimerais prendre plus de temps pour faire du shopping, mais je dois l’avouer : j’ai toujours mieux à faire et passer du temps dans les boutiques ça m’énerve assez rapidement. Du coup, c’est très cyclique, je fais quelques grosses sessions par an et sinon j’achète sur Internet. 

Comment qualifierais – tu ton style ?

J’ai un style urbain, plutôt classique. Je fais attention à mon style et j’aime être bien habillé. Pour moi c’est un élément important. Je porte beaucoup beaucoup de bleu … même si j’essaie de varier les couleurs.

Si tu devais choisir une pièce « mode » que tu affectionnes particulièrement ?

Les chemises cintrées.

Achètes – tu des vêtements sur le web ?

Oui, mais uniquement sur les sites où nous avons intégré le widget Fitizzy 🙂

Quel est ton meilleur achat « mode » en ligne ?

J’ai un chino que j’aime beaucoup, il est agréable à porter. Evidemment il est bleu … Sur Promod.

Quel est ton pire achat « mode » en ligne ?

Une chemise beaucoup trop grande et la couleur n’était vraiment pas top …

As-tu des marques et e-shops de prédilection ?

J’aime bien aller sur Asos, et finalement j’en découvre énormément via les personnes que nous rencontrons.

Ton application « mode » idéale ? (à part Fitizzy évidemment 🙂 )

Avoir toutes les semaines une liste de produits adaptés à ma morphologie et à mes goûts, à des prix intéressants. Le « Groupon » des vêtements !

Merci Sébastien !

La semaine prochaine, nous vous présenterons notre dernier membre de l’équipe et pas des moindres, le CEO de Fitizzy, Falco Schmutz.

Dans la Team Fitizzy, je voudrais : le Business Developer

Amaury N&B

Amaury est, comme Laura la semaine dernière, business developer, au sein de l’équipe Fitizzy.

Amaury n’est pas arrivé chez Fitizzy par hasard, vous verrez, son goût pour le secteur de la mode est indéniable 🙂

Bonjour, pourrais – tu te présenter ?

Bonjour je suis Amaury BAGEIN, j’ai 22 ans et actuellement en alternance chez Fitizzy où je suis rattaché au service commercial pour le développement des solutions digitales Fitizzy. Je suis en parallèle en cours à l’IAE de Lille en Licence professionnelle Management des Organisations.

Quelle est ta mission chez Fitizzy ?

Je suis chargé du développement commercial auprès des marques de textiles françaises.

Quel est ton rapport à la mode ?

Je suis attiré depuis tout petit par ce domaine, j’adore les nouvelles tendances et les différents événements tournant autour de ce secteur.

Quel type de shopper es – tu ?

Je suis un shoppeur réfléchis, prenant le temps de faire ses achats. J’y consacre pas mal de temps toutes les semaines.

Comment qualifierais – tu ton style ?

Élégant et tendance.

Si tu devais choisir une pièce « mode » que tu affectionnes particulièrement ?

Le perfecto parce que ce dernier fait référence à l’Italie, l’une de mes passions dans la vie. De plus je trouve cette pièce très esthétique.

Achètes – tu des vêtements sur le web ? (Et si non, pourquoi ?)

Oui régulièrement sur le site marchand d’Asos.

Quel est ton meilleur achat « mode » en ligne ?

Un jean Asos, correspondant exactement à mes attentes.

Quel est ton pire achat « mode » en ligne ?

Une paire de chaussure Eram, bien différente en réalité que sur Internet.

As-tu des marques et e-shops de prédilection ?

Mon top 3 : AsosSandroAmazon.

Ton application « mode » idéale ? (à part Fitizzy évidemment 🙂 )

Mon application idéale serait une application qui me permettrait de regrouper tous les vêtements susceptibles de me plaire en fonction de mes goûts, de mes marques préférées et de mon style vestimentaire. En effet, je n’aime pas passer des heures entières dans les boutiques physiques et l’idée d’avoir tout à ma disposition sur Internet me plairait beaucoup.

Quelque chose à ajouter ?

Non. rien.

Merci Amaury 😉

Dans la Team Fitizzy, je voudrais : la International Market Developer

Matty N&B

Aujourd’hui, focus sur Matty, notre international market developer.

Matty est chinoise mais parle parfaitement l’anglais. Du coup, on a décidé de faire travailler votre anglais et de vous livrer son interview … en français et en anglais 😉

Tell us about you ! 🙂

Mon nom est Matty, je viens de Chine et je vis à l’étranger depuis 2008 (2 ans au Royaume-Uni et 4 ans en France). J’aime la nourriture, discuter, faire du sport, regarder des films de super-héros et lire des livres concernant les affaires. Je suis international market developer chez Fitizzy depuis novembre 2013. C’est un travail difficile mais j’aime les défis!

My name is Matty, coming from China and has been living overseas since 2008 (2 years in UK and 4 years in France). I love eating food, talking, doing sports, watching superhero movies and reading business related books. I am International market developer at Fitizzy since November 2013. It’s tough work but I love the challenges!

What is your mission at Fitizzy ?

Je développe Fitizzy à l’étranger, particulièrement en Angleterre et en Asie.

I develop Fitizzy overseas, particularly in England and Asia.

What’s fashion for you?

Je l’aime et en même temps je ne l’aime pas 😀 J’aimerais être plus à la mode mais pour des raisons que j’ignore, je ressemble toujours à une étudiante universitaire. Cela n’a pas d’importance! Je suis toujours jeune. Je serai à la mode un jour !

I love her but she doesn’t love me 😀 I would love to be more fashionable but for some reason I always look like a college girl. It doesn’t matter! I am still young. I will get there one day!

What kind of shoppers are you?

Une paresseuse. J’achète 90 % de mes vêtements sur le site chinois Taobao qui sera peut être l’ami de Fitizzy un jour (j’ai bon espoir).

The lazy one. I shop online 90% of my stuff on Chinese website Taobao which will be Fitizzy’s friend one day (hopefully). 

Tell us about your style !

Casual, simple, habillé, street, classique.

Casual, simple, good material, street, classic. 

What is the favourite fashion piece you own so far ?

Il y en a plusieurs… Chaque année, chaque saison, j’ai quelque chose que j’aime beaucoup. Ok, mes articles favoris pour 2014 sont mon manteau-cape noir Zara et mes baskets Stan Smith!

There are so many…Every year, every season, I have something I like so much. Ok, my favorite of 2014 is my Zara black cape style coat and Stan Smith !

Do you shop online? If not, why not ?

Yesssss. Deux fois par an pour une garde-robe bien remplie !

Yesssss. Two times per year for a wardrobe well filled-up !

What is your best purchase online so far ?

Tous mes pulls en tricot d’hiver acheté sur site Web chinois Taobao.

All of my winter knitwear bought on chinese website Taobao.

What is your worst shopping experience online so far ?

Mon pire achat en ligne était une jupe (sans marque spécifique) qui paraissait tellement longue sur moi. Je suis sûre qu’elle aurait été très belle sur des filles plus grandes !!

My worst purchase online was a skirt (no brand) that looked too long on my body. I am sure it will look beautiful on taller girls !!

Do you have favourite brands and e-shops ?

南瓜谷 , A.P.C & Pull & Bear et pour les e-shops : www.taobao.comfrenchconnection.com & maisonstandards.com.

南瓜谷 , A.P.C & Pull & Bear and for the e-shops : www.taobao.comfrenchconnection.commaisonstandards.com.

What’s in your mind for a perfect shopping tool ?

J’aimerais avoir un outil de shopping intelligent qui me sert au quotidien comme un journal de mode personnel qui pourrait reconnaître mon style afin de me recommander des vêtements appropriés à ma corpulence.

I would love to have a shopping intelligence tool which serves me everyday as my personal fashion magazine and can recognize my personal style so as to recommend the right clothes suitable to my body shape !

Are there anything else you want to share with us ?

Rien à ajouter 😉

Nothing to add 😉

Merci Matty.

Thanks  Matty.

À bientôt !

See you !

Dans la Team Fitizzy, je voudrais : le Co-Fondateur et Directeur Technique

Gaultier N&B

Chères lectrices, chers lecteurs du Journal Fitizzy. Nous avons décidé de nous livrer un peu et de vous présenter chaque semaine un membre de l’équipe Fitizzy. Qui se cache derrière la Team Fitizzy ? Qui se cache derrière le développement de notre ingénieuse application shopping ? 🙂

On commence notre premier Focus avec Gaultier : co-fondateur et directeur technique.

Bonjour, pourrais – tu te présenter ?

Je suis Gaultier Monier. J’ai 27 ans. Je suis originaire de la région parisienne et j’habite à Lille depuis maintenant 3 ans.

Quelle est ta mission chez Fitizzy ?

Je suis co-fondateur et directeur technique. Je travaille sur toutes les interfaces et tous les outils pour garantir à nos utilisateurs et nos clients la meilleure expérience d’utilisation et les meilleurs résultats possibles.

Quel est ton rapport à la mode ?

Je ne suis pas un addict de la mode. Cependant j’aime être bien habillé et j’aime me sentir à mon aise dans les vêtements que je porte. Je considère le style comme une partie importante de la première impression qu’on provoque chez une personne. Il est donc important d’être en phase avec son style.

Quel type de shopper es – tu ?

Je suis un shopper cyclique. Je peux passer plusieurs mois (années diront les mauvaises langues) sans ajouter de nouvelles pièces à ma garde robe. Je suis aussi capable de renouveler la moitié de mes vêtements en une après midi. J’utilise pour cela beaucoup plus facilement Internet que les magasins physiques.

Comment qualifierais – tu ton style ?

Sobre et moderne. J’aimerai mettre beaucoup plus de costumes comme dans la série « Suits » mais le repassage et moi, ça fait 4!

Si tu devais choisir une pièce « mode » que tu affectionnes particulièrement ?

J’aime beaucoup les jeans bruts. Je les trouve très classe et j’aime les voir vieillir en fonction de leur propriétaire.

Achètes – tu des vêtements sur le web ?

Oui. Le choix, les prix, l’absence de foule, … je pourrais continuer longtemps la liste des avantages.

Quel est ton meilleur achat « mode » en ligne ?

Mon blouson en cuir. Un de mes premiers gros achats sur Internet! Je le mets très souvent et je trouve qu’il est de plus en plus beau en vieillissant.

Quel est ton pire achat « mode » en ligne ?

Un jean au moins 5 tailles trop petit! Un vrai calvaire à l’essayage et au final une grosse déception.

As-tu des marques et e-shops de prédilection ?

En marque, j’aime bien Levi’s et APC. En eshop, Asos est super efficace et j’y trouve toujours plein de vêtements sympas !

Ton application « mode » idéale ? (à part Fitizzy évidemment 🙂 )

Je dirais une application capable de me proposer des vêtements qui vont me plaire à 100%. Je déteste parcourir 20 pages de listing produits. En revanche avec 20 à 30 produits je serais plus réceptif. Et bien sûr avoir la bonne taille!

Quelque chose à ajouter ?

J’aimerai que les gens ne se définissent plus par la taille des vêtements qu’ils portent. Je préfère voir une personne resplendissante dans un 44 qu’une personne mal à l’aise dans un 36. Faisons confiance à nos corps! 😉

Merci Gaultier !

La semaine prochaine, nous vous présenterons Matty, international market developer.

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Eric Dubois, DG 3 Suisses : 3 Suisses dévoile son nouveau modèle économique

En parcourant les pages du JDN on est tombé sur cette Interview, nous n’avons pas rencontré Eric Dubois, directeur général des 3 Suisses (on aurait bien aimé), mais on s’est dit qu’il était intéressant de vous la faire lire ou relire via Le Journal Fitizzy.

Rappel :  

3 Suisses

La Nouvelle Image des 3 Suisses > http://bit.ly/1rKPagv

3Suisses est un pure player filiale du Groupe 3SI dont le siège social est situé à Croix dans le Nord. En 1949, 3 Suisses lance le premier catalogue « Textile » (28 pages et 436 articles) qui devient par la suite le catalogue type « Grand magasin ». L’intégralité du catalogue 3 Suisses est accessible sur Internet à partir de l’année 1998. En 2007, 3Suisses développe le M-Commerce, ce qui permet l’accès au catalogue et au bon de commande via un téléphone portable. En 2008, s’ouvre 3Suisses.com qui permet aux internautes de 8 nouveaux pays d’Europe de commander en ligne. La même année, les sites pour la Russie et le Sénégal sont ouverts. 3Suisses est membre de la FEVAD. Le catalogue papier des 3Suisses est arrêté après le printemps-été 2014. En septembre 2014, 3Suisses présente son nouveau business model 100% digital. 3 Suisses est une marque française ancrée dans le quotidien des françaises depuis 82 ans !

Nouveau visage, nouvelle politique, nouvelles ambitions … Le Directeur Général de l’enseigne détaille une stratégie qui financera 150 millions d’euros en deux ans.

Où en est 3 Suisses dans son processus de transformation ?

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Eric Dubois, Directeur général des 3 Suisses© S. de P. 3 Suisses

Eric Dubois. 3 Suisses avait déjà repensé son organisation et revu sa logistique ainsi que son système d’information. La troisième étape consistait à transformer son business model. Aujourd’hui c’est chose faite : nous sommes passés d’un modèle de VADiste au modèle d’un pure player. Ce qui nous permet aussi de reprendre la parole au travers d’une toute nouvelle plateforme de marque, qui remet en scène les codes et l’ADN de 3 Suisses, mais en tant qu’e-commerçant.

Qu’est-ce que ce changement de modèle implique concrètement ?

Nous nous alignons sur les us et coutumes des e-commerçants de notre secteur. Par exemple, depuis cet été, la livraison est offerte en point relais pour les paniers supérieurs à 49 euros et les retours demeurent gratuits. D’autre part, notre nouveau site est « tablet-friendly » et sera responsive en novembre. Nous sommes par ailleurs passés au prix unique pour toutes les tailles, comme dans le retail.

Allez-vous accroître la fréquence de sortie de collections ? 

Nous passons en effet à dix collections par an, soit cinq par saison, constituées à la fois de nos collections propres et des articles que nous sélectionnons chez nos marques partenaires, dont notre nouvelle maison-mère Otto. A l’arrivée, une offre diversifiée et renouvelée régulièrement pour coller aux tendances.

D’autre part, nous allons saisonnaliser bien plus qu’avant nos approches commerciales. Par exemple pour mettre en avant une certaine catégorie de vêtements chauds à l’approche de l’hiver. Nous ne partirons donc plus du fichier client mais du produit, ce qui permettra aussi de présenter une collection « rafraichie ».

Mettez-vous fin également à votre politique de promotions incessantes ?

Oui, nous désirons sortir du cycle infernal des réductions souvent associé aux VADistes. Désormais, nous travaillons le pricing pour l’adapter au marché. En pratique, cela signifie généralement une baisse des prix, qui étaient souvent décalés par rapport au marché afin de pouvoir supporter un rabais. Notre objectif consiste à réduire le niveau de démarque et à manier les promotions avec plus de sens et de pertinence, ceci dans des proportions moindres qu’auparavant.

Est-ce qu’adopter les mêmes pratiques que vos concurrents suffira à sauver 3 Suisses ? 

Olivier Gimpel, directeur e-commerce et marque. Nous reprenons les meilleures pratiques et nous essayons de les améliorer encore. Par exemple, pour soutenir notre nouveau positionnement de marque et notre nouvelle identité visuelle, nous nous apprêtons à lancer une campagne de communication multiécrans très innovante, qui fait de la vidéo un apporteur de trafic. Nous avons conçu avec le département R&D de Google Dublin, qui ne savait même pas que c’était possible, un micro-écosystème dans Youtube qui permet d’être innovant en communication et efficace en business.

Nous avons créé des spots spécifiquement pensés pour être joués en pre-roll. L’actrice s’adresse directement à l’internaute, lui propose de passer l’annonce, puis présente ce qu’elle porte. Pendant ce temps, ses vêtements sont cliquables et renvoient vers la page produit correspondante sur 3Suisses.fr tout en mettant la vidéo en pause. Avec ces films interactifs multicliquables, nous dépassons les meilleures pratiques du secteur : c’est une première en France. Nous ne cherchons pas à nous lancer dans une course technologique, mais à concevoir une communication adaptée aux nouveaux usages.

Plus globalement, quel dispositif avec – vous prévu pour cette campagne ?

Olivier Gimpel.  Un « magalogue » est envoyé aujourd’hui, le 4 septembre. La campagne TV débute le 8 septembre au soir, avant d’être relayée sur les grandes plateformes Web jusqu’en décembre. Le 10 septembre, nous prenons la bannière masthead en page d’accueil de Youtube. Et la semaine suivante nous déployons nos spots de pre-roll. Enfin, nous sponsoriserons l’émission « Rising Star » qui débutera sur M6 le 25 septembre. Vous le voyez, 3 Suisses réapparaît sur la scène, sur toutes les facettes d’un dispositif innovant.

Vous avez annoncé en avril l’arrêt du catalogue de 900 pages. mais avec votre megalogue, vous n’abandonnez donc pas totalement le papier …

Eric Dubois. Le papier est l’un des médias, l’un des écrans sur lequel se déploie le nouveau 3 Suisses. Nous avons conçu un magalogue au format unique en France, dont la vocation est d’inspirer et de drainer des clientes vers le site. Autrement dit, de faire du « papier-to-web ». Mais ce n’est pas un catalogue : il n’est plus possible d’envoyer un bon de commande papier ou de commander par téléphone, même si notre service client aidera par téléphone celles qui le souhaitent à commander en ligne.

En quoi est-il unique, dans la mesure où Asos, Zalando, ou encore Net-à-porter publient également des catalogues ou magazines papier ?

Asos et Zalando font la promotion de leurs marques partenaires et Net-a-Porter se positionne sur le luxe. Sur notre créneau, nous sommes les seuls à combiner les styles pour mettre en scène les collections de 3 Suisses et de quelques autres marques. C’est notre valeur ajoutée et c’est ce qui parle à toutes les femmes, de toutes les générations, qui désirent être non à la pointe de la mode mais dans l’air du temps. La segmentation par âge est révolue. Et il serait dommage de se priver du segment en forte croissance des seniors.

Asos semble pourtant cibler les « 20-something » avec succès. Fait-il fausse route selon vous ? 

Non, car la forte appétence de sa cible pour les marques et les looks correspond parfaitement à son positionnement produit. 3 Suisses emprunte une autre voie en se positionnant sur des marques plus globales et des combinaisons de styles. Nous n’écartons ni les moins de 25 ans, ni les plus de 55.

Face aux marques très mode que sont Asos, Zalando, Zara, etc, la marque 3 Suisses est-elle « déringardisable » ? 

3 Suisses est effectivement une marque ancienne, mais neuf Français sur dix la connaissent. Lorsque nous interrogeons nos clientes, elles se rappellent les prises de parole de 3 Suisses et les qualifient d’audacieuses, féminines, parfois de prises de risque. Asos, Zalando et les autres ne se sont pas approprié ce terrain. Après plusieurs années de silence, forts de notre nouvelle ambition, nous allons le reprendre. Et renouer rapidement avec la rentabilité. Pour porter cette vision et nous hisser au rang de leader français de l’e-commerce de mode et de déco, nous investirons 150 millions d’euros sur deux ans.

Vous avez fermé votre marketplace LeChouchou.com. Est-elle abandonnée ou intégrée à 3Suisses.fr ?

Lorsque nous avons lancé LeChouchou il y a deux ans, c’était le mini-laboratoire qui nous permettait de tester des choses avec les marques. Maintenant que 3 Suisses est un pur e-commerçant, LeChouchou n’a plus de raison d’être. Ce que nous y avons appris a été intégré au nouveau 3 Suisses. Toutefois, à l’exception de Boulanger sur le petit électroménager, aucune marque n’est chez nous en marketplace.

Pour quelle raison ?

Nous ne voulons pas que les marques poussent leurs références sur 3 Suisses et y déversent leur stock. Nous voulons aller piocher chez elles les articles qui correspondent à notre clientèle, y compris, parfois, en leur demandant de créer une collection spécialement pour nous, comme l’a fait Le Coq Sportif. C’est de cette approche sélective que vient notre différenciation et c’est dans nos « mix&match » que se trouve notre valeur ajoutée. C’est en constituant notre propre assortiment que nous affirmons notre identité et que nous pouvons offrir aux consommatrices de les guider dans la profusion de l’offre en ligne.

Retour sur le parcours professionnel d’Eric Dubois : 

Eric Dubois est le directeur général de l’enseigne 3 Suisses. Diplômé en économie de l’Université de Lille et de l’Espace (groupeEdhec), il débute sa carrière en entrant en 1986 chez La Redoute, où il occupe divers postes pendant huit ans, aussi bien en France qu’au Portugal, en Espagne et en Suisse. En 2004 il est nommé managing director du groupe Redcats en Suisse, en Autriche et en Italie. En 2009 il prend la tête de Redcats Nordic,puis devient en 2013 directeur général de Redoute International. Il est nommé directeur général de 3 Suisses en janvier 2014.

(Source : Le JDN par Flore Fauconnier)